Vous l’avez vu ?
Il faut imaginer sur le même mode un drame, une comédie ou plus paradoxallement encore un film d’action au ralenti. L’image accélérée est appauvrie, on ne voit rien ou plutôt on n’a plus le temps de voir. The Bourne identity est pour moi symptômatique de cette tendance qui consiste à surenchérir du côté du montage. Si bien que ce dernier plutôt que de construire, annule cela même qu’il prétend montrer.
Un drame au ralenti supposerait une image complexe, trés composée, ou dotée de différentes couches. Ici, c’est le flou qui prévaut et avec lui le doute.
On peut également songer au dernier plan séquence de Profession reporter, qui est à sa manière une forme d’ellipse. Mais là encore, il y a dans cette image à la fois celle que l’on voit, et celles que l’on imagine.

Le 22/10/2006 à 01:43
[…] Voici la première vidéo, encore une histoire de fantôme. Ce qui n’est guère un hasard, puisqu’on a déjà vu combien cette image floue appelait des histoires d’aveugles, d’ombres ou encore de petits hommes verts. Elle donne à voir presqu’autant qu’elle masque. C’est sa nature paradoxale. […]