Surpris par la nuit
Juste au passage, ne ratez pas cette émission avec Annie Le Brun qui parle d’une manière trés juste de Sade. Je vous conseille aussi son dernier livre dans lequel elle aborde ce sujet plus longuement. La façon dont elle parle d’un infini visé physiquement, et de la volonté profonde de représenter cet infini me touche particulièrement. Ses paroles font indirectement écho à celles - plus libres et moins référencées - de Breillat. Le plus intéressant reste la manière dont Sade tire les conséquences de la suppression de toute espèce de transcendance. Bref, tout dans ce que dit Annie Le Brun me ramène de façon presque évidente à une sorte de sublime en exercice. Comme elle le dit si bien, la philosophie dans le boudoir, c’est-à-dire la pensée engendrée par le corps, réfléchie par lui.

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