Sarkozy face au Happy Slapping : qui trop embrasse mal étreint.

Je m’associe pleinement à la récente déclaration de Reporter sans frontières au sujet de la loi sur la prévention de la délinquance et selon laquelle ““Les passages de ce texte censés traiter du ‘happy slapping’ ont en réalité une portée beaucoup plus large. Les internautes se voient désormais interdire de publier des vidéos montrant des violences sur personne, même si ces actes sont commis par les forces de police”.

Toutefois je ne vois pas pourquoi seulement évoquer la violence commise par les forces de polices. Je trouve même cette focalisation sur les forces de l’ordre incongrue, puisque c’est en réalité n’importe quelle forme de violence, y compris celle commise par les happy slappers eux-mêmes. Il me parait absurde de vouloir interdire de filmer et de diffuser des images violentes en évoquant le fait que les délinquants s’adonnent à ces pratiques. Il ne s’agit là que de dérives. Du reste, on oublie de dire que ces vidéos, si elles sont à l’origine de l’acte violent (lequel n’est perpétré que parce qu’il est filmé), accablent aussi leur(s) auteur(s). C’est là tout l’ambigüité des images que cette loi fait mine d’ignorer.

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