Robert Redford au GSM World ?!

Il est intervenu en présentant le mobile comme “un médium privilégié pour les réalisateurs indépendants pour toucher de larges audiences”. (cf. le superbe communiqué de presse)

Aprés le mobile comme outil de création dit “démocratique”, le mobile comme fenêtre de diffusion “démocratique”. Mais si ce terme tant prisé de nos jours implique la participation, la diffusion sur mobile tient plus du supplice ! Alors, le supplice pour tous ? Et avec le sourire ?!

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Comment peut-il cautionner avec autant de legerté cette idée ? Le problème n’est pas tant d’imaginer que des films n’existent que sur des téléphones, mais que des réalisateurs indépendants conçoivent du coup des oeuvres pour cette petite lucarne, avec les recettes qui fonctionnent, en partant du principe que l’usage induit une forme définie et normée. “Faire un film” et “faire un film pour le portable”. Entre ces deux termes réside tout ce qui sépare le créateur de l’épicier.

Il est nécessaire d’interroger la nature de l’expérience de visionnage sur un téléphone portable. En quoi condamne-t-elle ou pas le spectateur à n’être qu’un veau ? Je pose la question en souriant, mais elle se pose belle et bien, et de manière préocupante. Sur ce, mieux vaut finir avec Lynch.

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