Pocketfilms

Les prix remis hier à l’issue de Pocketfilms allaient pour ainsi dire de soi. Taki avec son Cahier froid en revient au fait divers (cf. l’homme qui aimait les fleurs) avec un canevas poético-tragique particuliérement efficace - un physicien qui s’en va disparaître au fin fond de la Russie. C’est beau et assez enlevé, malgré un langue parfois un peu ampoulée. Le film coule de source et trouve peu à peu sa forme - éclatée et non moins cohérente, avec cette voix qui se devine derrière l’image, qui s’imagine littéralement, tant il est vrai que chacun rentre comme il veut dans la vie de cette homme.

La perle de Marguerite LANTZ, second prix, fonctionne trés bien et marie à merveille travail conceptuel et sens aigu de la couleur.

Un troisième film, non récompensé, aurait mérité un peu plus d’attention dans la compétition, Mammah de Louise Botkay Courcier, qui comporte quelques beaux plans. Il souffre néanmoins d’un défaut de montage et de cadrage un peu préjudiciable au film, qui aurait gagné à être plus composé.

Je ne parle pas des autres films, à vous de vous faire votre propre avis. Voici un lien vers Kartonpat.

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