L’image de Dawn et Xiaxue
Retour sur ces filles qui se plaisent tant à se mettre en scène. Elles sont les héroines d’une série qui se jouent sur la toile, et opére directement sur la réalité. Le plus fascinant pour moi réside dans l’image qu’elles projétent. Leur visage est maquillé et transformé, si bien qu’on ne peut s’empêcher en les regardant de songer aux poupées de cires (celle d’hier mais aussi d’Innocence). Ces filles n’ont pas de chaire, il y a en elle quelque chose qui trompe - seulement quelque chose qui trompe et qui fait écran. Au-delà on ne sait pas, on se doute, mais on ne peut pas savoir. Tout en elles fait écran et c’est cela qui fait qu’elles existent. Elles sont de pures surfaces de projection, des caches, des abîmes.


Xiaxue joue au roman photo, mais l’on peut aisément imaginer du roman mobile, posé mais tourné à la volée : une poupée de cire avec une voix un peu transformée et une image dégradée. Non plus une surface de projection mais une surface en décomposition à la fois profondément documentaire, et quelque part surnaturelle.

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