Des films de poches, pourquoi ?
Le festival de San Fransisco s’y met et se dote d’une section Pocket cinema. Les quelques videos faisant partie de cette section et disponibles sur internet (Spookspeak et Suprematist Kapital) ne font guère impression, petits exercices de style sans grand interêt, dont on voit mal dans quelle mesure ils ont comme l’annonce le festival été conçus pour les téléphones mobiles. Certes l’un d’entre eux joue sur les mots et évoque de manière plus ou moins évidente les programmes d’écoute échelon…inutile de dire qu’il vaut mieux pour comprendre ces films se menir d’un bon manuel. Bref, sans grand interêt. Petite misère de ces programmes qui, sous couvert de nouveauté et de modernité, présentent de pauvres films sans originalité ni réelle ambition.
L’article de Wired qui se fait l’écho de cette programmation est relativement général et reprend les habituels poncifs du genre, notamment celui-ci : l’avenir du contenu vidéo sur mobile viendra de l’art vidéo et du cinéma…cela néanmoins n’est pas encore acquis, même si l’on souhaiterais s’en convaincre.
Je suis un peu fatigué de voir un peu partout fleurir des programmes pocket cinema, sans que les programmateurs questionnent pour autant la pertinence de ces films, et plus encore la nature de leurs rapports à la vidéo contemporaine ou au cinéma.
Jean-Charles Fitoussi a raison, on ne devrait pas dire “Nouvelle technologie” mais “Cinéma en liberté”. C’est la réinvention qui compte, le retour à un geste initial et primordial. Celui de créer.


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