
Le frigo de Jean-Charles
Ce soir, j’ai regardé l’ensemble des vidéos que Jean-Charles Fitoussi partage sur son weblog, jour aprés jour, depuis prés d’un mois et demi. Elles se suivent et ne se ressemblent pas. Inutile d’y chercher une quelconque cohérence, ni même l’ébauche d’une éventuelle intrigue. Ces vignettes forment une œuvre en devenir. Les mots, les motifs, les histoires se mettent en place lentement. On se remémore des personnes, qui s’invitent en fantômes. On voyage librement dans le temps à mesure que l’on parle, mais ce temps est problématique et jamais linéaire. Il est le point d’achoppement des images, leur principe d’ordre et de désordre. Les personnages, dans ce contexte là, sont autant de passeurs. Ils passent le temps, distribué au petit bonheur la chance. Par le hasard.

Les images japonaises convoquent à leur manière les joies du présent sur un mode saugrenu et burlesque. Entre contemplation appliquée et plaisirs simples, les figures sont sages et presque enfantines. Les images sont mises en scène, par le biais de citations musicales ou cinématographiques. Nous sommes dans le temps du cinéma, où le jeu, les poses et les mots n’ont ni âge ni raison. On songe naturellement à Christophe Atabekian qui réalisait il y a trois ans déjà ses phone bills (voir à ce propos le petit bilan critique d’alors).
Alors comment redistribuer ces images ? En ajoutant des mots qui les traversent de part en part, un nouveau temps qui fait corps avec elles. Le seul temps qui soit hors du temps. Celui du film.
Psychedeleidoscope on Vimeo
sURF on Vimeo
>> Perrier pix (photos)
>> Sunny beer (video)
Waterlight. on Vimeo
Mercury. on Vimeo
++Maryse++
PS : je connais à présent un sacré paquet de plateformes vidéos, et je peux dire que je préfère de loin Vimeo, à la fois pour son design, sa simplicité, sa convivialité et l’élégance de son player. Le plus intéressant pour moi : il emporte ma préférence d’emblée, littéralement au premier coup d’oeil.
Cela n’a rien d’original, si ce n’est que c’était sans doute un des premiers podcasts faits avec un Nokia 6630. Je trouve qu’il est trés bien fait, c’est relativement depaysant et ce Mahmood m’est extrêmement sympatique. J’aime bien ce côté journal/reportage/documentaire. Cela a quelque chose de trés spontané.
++Mahmood (j’y reviendrai sans doute, sa page fourmille de vidéos)++
Les mobile devices accroissent les interactions au centre (ado, cadres, familles, etc.), et intégrent de plus en plus les marges (sdf, minorités, extrêmistes, etc.) en leur donnant la parole et le droit de cité.
Le jour viendra où on parlera de “beau pixel”, comme on parle de “beau grain”.
Sandals sports finals champion
Le plus drôle dans l’histoire n’est ni le ralenti, ni le déclenchement du geste au “plaf” fatidique, mais ce grand sourir béat, une fois la performance achevée.
++Vincent Bergerat++
Doggyfication of the world. Madeleine, Alexandra Compain-Tissier, Vincent Bergerat.
Je me suis fixé la règle de découvrir une vidéo de Vincent Bergerat tous les jours. Et le plaisir, à chaque fois, est croissant.
Ici c’est le vide qui se remplit d’aboiements. Le cadre est fixe et la distance peu à peu se creuse. Quelque chose nous arrive qui n’est pas bienveillant. Quelque chose de bloqué, de crispé, qui saute à la gueule. Et puis c’est le renversement, le petit pied de nez, la réduction ridicule de l’aboiement idiot. Brutus, Brutus, Brutus est un précis d’idioties canines. Ce que je préfére sans doute, c’est l’aboiement à moitié réprimé de Vincent Bergerat derrière le téléphone : il film le chien qui lui demande “mais qu’est-ce que tu me veux ?” Et Vincent aboit. Seul, derrière la caméra, devant le chien. Retour à l’envoyeur.
Vous trouverez toutes les vidéos de la vlog party sur l’excellent site de Jérôme, à qui l’on doit cette belle soirée. La plupart de ces vidéos sont signées Fred de Mai.
Noel à la vlog party. J’ai toujours pensé que seuls les gens un peu allumés, avec du caractère, une énergie, une vision, pouvaient faire des choses intéressantes dans la belle famille du cinéma. Noel lui ne manque pas de tonus et a franchement un grain, ce qui est un bon début.
Entretien lors de la vlogparty entre Rodrigo et Valerio qui nous parle de son prochain podcast avec Glavany et du site Stopcpe.
Bilan positif de la vlog party, avec des rencontres trés stimulantes, notamment de Bruno Smadja de Mobilevent (
Mobile film festival) avec lequel nous avons passé en revue les principaux enjeux dans l’élaboration des portails de diffusion vidéo et de leurs modèles économiques. Démocratisation de la création, gratuité des contenus, interactivité, solutions technologiques alternatives de diffusion, et enfin coût de la bande passante, autant de sujets clés pour comprendre un marché en pleine explosion, sur lequel les acteurs sont extrêmement éparpillés, à la recherche du modèle qui fera demain leur réussite.
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