Mobile film festival : les vidéos
Voici les 4 vidéos du comité de la claque. C’est ici
Tout se passe comme comme si on se tenait devant une glace qui masquait des formes, dont on ne saisissait qu’indirectement les mouvements, par le truchement de pixels auxquels on aurait donné le premier rôle.
++MobileVideoNet++
Entre art conceptuel et essai absurde, l’artiste tourne.
++MobileVideoNet++
Voilà, je ne sais pas trop pourquoi, mais je trouve ces deux-là attachantes à leur manière. Il y a en elle quelque chose qui résiste.
Il est vrai que les films expérimentaux traduisent parfois un manque d’idées. Ils mettent tout, ou/et détruisent tout, de peur de dire quelque chose, faute d’imagination ou de talent. C’est la reflexion que je me suis faite en sortant de DIVA dimanche dernier.
Ici on ne sait trop ce en quoi consiste la Low res life. Les pixels se soustraient les uns aux autres. C’est du scratch, littéralement. De l’image écorchée vive, ou plutôt tailladée, car il faut bien dire que c’est le travail d’un petit cancre sans idées.
J’en ai vu un autre à Pocketfilms le mois dernier. Comme quoi ce qui est nouveau n’est pas forcément bon. C’est un truisme, mais autant le garder à l’esprit.
++sechevere++
J’ai découvert là-bas le travail de Beatrice Valentine Amrhein, et notamment ses petites vidéos présentées sur plusieurs écrans de différentes tailles. En voici un extrait. D’autres sont disponibles sur son site Internet.

Beatrice Valentine Amrhein, vidéo extraite de lustre VIDEO, 2006 / click to play
L’image pixellisée se donne généralement à voir comme une membrane ondulante et fragile. Ici l’image se substitue à la surface de l’eau et devient elle-même une surface qui s’ouvre et se referme. Le visage disparaît et surgit, ce qui offre de belles fulgurances. Au final l’image est à la fois complexe et séduisante, elle offre un mélange de pixels et de peau.
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