Archive pour la catégorie ‘Général’

Shortbus (uncensored trailer)

Sur ce, je me permets une petite parenthèse pour vous parler de Shortbus qui je crois sors bientôt en France. J’ai vu le film au festival de Reykjavik. Christian, mon ami critique danois, m’en avais déjà dit beaucoup de bien, le sexe occupant une place centrale dans l’intrigue - chose rare selon lui (le sexe comme outil dramaturgique, hum…).

Je dois dire que le film est en effet plutôt singulier et permet de se replonger dans un cinéma qu’on avait quitté avec Tarnation et qui se fait rare, même au Etats-unis. Un cinéma de l’intime, cru et sans complexe, qui n’a jamais la langue dans sa poche, use et abuse de sa liberté avec une joyeuse insouciance. Bien sûr, le film souffre d’une quantité de tics propres au cinéma américain : le film choral, le grand crescendo qui nous mène jusqu’au dénouement, les sourires de facades et le malaise général, bref tous les ingrédients du film indépendant americain à succés. Mais on sent quelque chose de plus, de l’ordre du documentaire. Couette fait une apparition au début, comme pour signer le film, renseigner sur sa provenance et l’ancer un peu plus côté Est. Car il est difficile d’imaginer Shortbus en dehors de New York, tant le libertinage qui y est décris a quelque chose de réjouissant et spirituel. Tout cela ramène aux années 70, non pas celle des Beatniks mais celles du Velvet et de la factory, de la débauche un peu trash et tendance d’une joyeuse bande de délurés prête à tout pour se distraire.

De films en films Larry Clark esquisse à sa manière une communauté adolescente unie autour d’une pratique décomplexée du sexe. Shortbus, tout en étant plus riche et touffu, donne à voir une communauté d’aujourd’hui unie autour du plaisir et du don, mais également de la solitude et de la misère. Le final trés cheesy tente bien de gommer l’aspect macabre du film en célébrant la communauté dans l’orgasme général, mais c’est déjà perdu. On y croit plus, la communauté n’est plus qu’un espoir, un horizon vers lequel il est possible de tendre, comme on tend vers l’orgasme.

Des téléphones dans les écoles de cinéma

Prêter des téléphones à des élèves, leur faire réaliser un série pour la diffuser sur les mobiles, c’est l’idée de Amp’d mobile. Bien sûr les étudiants valideront ces travaux pour leurs crédits.

Via picturephoning

Google To Acquire YouTube for $1.65 Billion in Stock !

Press release

L’analyse de Om

Etrange silence sur le blog de YouTube.

Et maintenant, quid de Google Vidéo, qui draîne 4 fois moins de trafic que YouTube ?

Pocketfilms

Les prix remis hier à l’issue de Pocketfilms allaient pour ainsi dire de soi. Taki avec son Cahier froid en revient au fait divers (cf. l’homme qui aimait les fleurs) avec un canevas poético-tragique particuliérement efficace - un physicien qui s’en va disparaître au fin fond de la Russie. C’est beau et assez enlevé, malgré un langue parfois un peu ampoulée. Le film coule de source et trouve peu à peu sa forme - éclatée et non moins cohérente, avec cette voix qui se devine derrière l’image, qui s’imagine littéralement, tant il est vrai que chacun rentre comme il veut dans la vie de cette homme.

La perle de Marguerite LANTZ, second prix, fonctionne trés bien et marie à merveille travail conceptuel et sens aigu de la couleur.

Un troisième film, non récompensé, aurait mérité un peu plus d’attention dans la compétition, Mammah de Louise Botkay Courcier, qui comporte quelques beaux plans. Il souffre néanmoins d’un défaut de montage et de cadrage un peu préjudiciable au film, qui aurait gagné à être plus composé.

Je ne parle pas des autres films, à vous de vous faire votre propre avis. Voici un lien vers Kartonpat.