Carnation (suite et fin du délire critique)

En passant d’une échelle à l’autre, de la petite lucarne au grand écran, je me suis aperçu que le teint délicat du modèle changeait. Le visage, d’abord livide tend vers le rose à mesure que le modèle s’apprête. Il devient ce qu’il représente. L’art de la carnation dont atteste la peinture originale trouve son prolongement dans cette métaphorose presque accidentelle ; de la carnation on passe à l’incarnation.

Ailleurs dans Saut à ski, la jeune fille devient par d’infimes gestes (des mains qui équilibrent le corps dans l’air, un corps qui se réceptionne dans la pente) quelqu’un d’autre.

Deux figures duales ou fantomatiques qui rendent présent. L’essence même en d’autres termes de la représentation.

Vermeer présentait, aujourd’hui on représente. L’enjeu reste pour moi de tendre vers la présentation. Pour cela il faudra tôt ou tard sortir de l’art post-produit.

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